SHERBROOKE !
Alain Deneault sera de passage le lundi 8 juin prochain, 17h30, à la Librairie Appalaches pour une discussion en compagnie de Félix Morin !
Pour l'occasion, nos discutants aborderons l'ouvrage « Faire que ! » pour ensuite explorer la progression qui s'est installée entre l'écriture d'œuvres critiques et l'écriture d'œuvre qui encourage à prendre action.
ALAIN DENEAULT | Alain Deneault est professeur de philosophie à l’Université de Moncton (Canada) et directeur de programme au Collège international de philosophie à Paris. Sur l’idéologie managériale, il a écrit « Gouvernance » et La médiocratie (Lux), en plus d’avoir fait paraître plusieurs essais sur les multinationales et les souverainetés de complaisance parus chez Écosociété et Rue de l’échiquier.
FÉLIX MORIN | Félix Morin est conseiller pédagogique au Cégep de Sherbrooke. Il est aussi chroniqueur « Essai » dans la revue Les libraires, critique littéraire et membre du comité de rédaction de la revue Lettres québécoises.
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Le livre | Comment s’orienter dans une époque marquée par des bouleversements écologiques sans précédent, auxquels, manifestement, ni les États ni le capital ne remédieront? Comment agir politiquement à l’ère de l’inouï, quand on ne dispose d’aucun pendant historique pour appréhender les catastrophes annoncées? Comment s’engager quand l’extrême droite sème la confusion et détourne la colère des objets réels? Comment s’y prendre quand le libéralisme dissout tous nos repères dans la gouvernance technocratique?
Que faire? Cette question obnubile la pensée politique depuis plus d’un siècle. Alain Deneault nous convie à en penser les prémisses et les incidences pour l’ancrer dans les temps présents. Hors de toute programmatique serrée, mais avec la lucidité qu’on lui connaît, il invite notamment à explorer un nouveau mode d’engagement politique, la biorégion.
Alors que faire? Livrer la guerre à la médiocratie. Évoquer les enjeux qui fâchent. Penser à l’échelle collective. Mal faire les choses, faire mal. Cesser de se poser la question et sortir de la sidération de l’écoanxiété.
Le moment est venu de « faire que ! »